👉Voir la conférence Addictions et trouble bipolaire : cause ou conséquence – Conférence Argos 2001 – Avril 2017
Article rédigé par Camille – 11 octobre 2025
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Les conférences Argos, c’est quoi ?
Argos 2001 est une association nationale pour les personnes souffrant de troubles bipolaires et leurs proches. Elle a été fondée à la suite de conférences du Dr Gay à l’hôpital Sainte-Anne, à Paris, en 2001.
L’association propose, depuis plusieurs années, des conférences régulières, visibles en ligne, sur le trouble bipolaire. Elles sont animées par des experts en santé mentale (médecins, psychiatres, chercheurs…).
Chaque année, en mars, elle organise également la Journée mondiale des troubles bipolaires, en présentiel et en visioconférence.
Basée sur plusieurs antennes en France, l’association propose aussi des groupes de parole en présentiel ou en visio, des activités et des permanences téléphoniques.
Pr Amine Benyamina, c’est qui ?
Psychiatre et addictologue.
Instagram : www.instagram.com/amine.benyamina
Bibliographie :
- Addictions et comorbidités
- Addictions, manuel de premiers secours
- Promis, demain j’arrête !
- Comment l’alcool détruit la jeunesse
- Alcool et troubles mentaux
- Addiction au cannabis
- Le cannabis et les autres drogues
- Le verre de trop ! Alcool : du plaisir à la souffrance
Sources de la conférence : Addictions et troubles bipolaires
- American Psychiatric Association – Practice guideline for the treatment of patients with substance use disorders, 2nd edition, 2006
- Krishnan et al., 2005
- Pani et al., 2010
- Kosten et Kosten, 2004
- Rapport CPNLF Addictions et comorbidités, Dunod, 2014
- National Epidemiologic Survey on Alcohol and Related Conditions (NESARC)
Une comorbidité, c’est quoi ?
C’est le fait d’avoir deux maladies en même temps.
Le tableau présentant la répartition des comorbidités dans le trouble bipolaire (addictions, troubles anxieux, phobie sociale, surpoids…) est visible à la minute 21 de la conférence. Il indique que les addictions, notamment l’alcool, occupent une place très importante dans les comorbidités associées au trouble bipolaire.
Le Pr Benyamina donne la définition suivante :
« C’est la présence comorbide d’un ou plusieurs troubles psychiatriques et d’une ou plusieurs addictions chez un même patient, avec l’apparition de nombreux processus synergiques entre les deux pathologies, qui entraînent une modification des symptômes, une diminution de l’efficience des traitements, ainsi qu’une aggravation et une chronicisation de leur évolution. »
Il décrit le modèle des liens entre addictions et troubles psychiatriques à la minute 40 de la conférence.
Un aparté sur les populations vulnérables à l’alcool
Pour lui, trois types de populations sont plus vulnérables à l’alcool :
- les femmes,
- les jeunes,
- les patients psychiatriques.
Il déplore qu’il soit encore possible aujourd’hui de faire de la publicité pour l’alcool.
4 hypothèses expliquant la surreprésentation des conduites addictives chez les personnes vivant avec un trouble bipolaire
- L’addiction serait un des symptômes du trouble bipolaire.
- L’addiction provoquerait le trouble bipolaire.
- L’addiction serait une tentative d’automédication. Il précise que le produit addictif est un faux ami car il ne traite pas la maladie.
- L’addiction et le trouble bipolaire partageraient des facteurs de risque communs, notamment l’interaction entre les gènes et l’environnement.
Pour lui, la dernière hypothèse est la plus actuelle.
Le craving, c’est quoi ?
Il décrit le craving comme l’envie irrépressible de consommer un produit.
C’est le craving qui fait l’addiction.
La dépendance, c’est quoi ?
C’est le rapport que l’on a avec le produit et ses conséquences.
Addictions et troubles bipolaires : quelles conséquences ?
Il indique que les personnes souffrant de trouble bipolaire associé à une addiction ont davantage de difficultés psychologiques, physiques et surtout sociales (divorces, pertes d’emploi…).
L’addiction entraîne également :
- une modification des symptômes,
- une diminution de l’efficacité des traitements,
- une aggravation de l’évolution du trouble bipolaire.
Le pronostic est plus lourd, avec :
- davantage d’hospitalisations,
- des périodes euthymiques plus courtes,
- une moindre qualité de vie,
- des altérations cognitives,
- un risque de suicide plus élevé.
Une double prise en charge
Pour lui, le trouble bipolaire et l’addiction doivent être pris en charge en même temps.
Il préconise :
- une prise en charge spécifique de l’addiction ;
- un traitement spécifique du trouble bipolaire (certains thymorégulateurs ont aussi un rôle bénéfique sur l’addiction) ;
- la psychoéducation et les thérapies cognitivo-comportementales pour travailler sur des stratégies d’éducation, de motivation et de coping.
Mon infographie – ce que je retiens de la conférence Addictions et trouble bipolaire : cause ou conséquence – Pr Benyamina – Conférence Argos 2001 – Avril 2017


Elle est volontairement en noir et blanc pour que tu puisses l’imprimer pour pouvoir échanger avec ton médecin.
